Pour moi c’est une source de motivation de côtoyer les nouvelles générations – Léonard Ecuyer

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Léonard Ecuyer

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Cela fait 10 ans que Léonard Ecuyer a réintégré CYP. En effet, lors de la mise en place de CYP en Romandie, il a travaillé pendant deux ans en tant que formateur CYP. Après plusieurs années passées chez UBS, il est revenu en 2014 pour prendre la responsabilité de la région.

De quelle banque viens-tu et qu'est-ce qui t'a particulièrement motivé à enseigner aux apprenti/es de commerce dans le domaine bancaire ?

J’ai fait mon apprentissage dans une banque cantonale. Ensuite, j’ai repris des études en économie d’entreprise. Une fois mon diplôme en poche, je suis revenu dans le monde bancaire et j’ai travaillé pour UBS. Durant mes études, j’avais fait une spécialisation dans les ressources humaines. J’étais dès le départ sensibilisé au développement de l’être humain dans l’entreprise, et dès qu’une opportunité s’est présentée dans la formation, je n’ai pas hésité à me présenter. Cela fait maintenant 25 ans que je travaille dans l’encadrement des jeunes. C’est pour moi une source de motivation de pouvoir côtoyer les nouvelles générations,ainsi que de les aider à s’intégrer dans un monde du travail qui devient de plus en plus complexe.

Comment réussis-tu à gérer avec succès, en plus de tes tâches de formateur, tes responsabilités de Responsable régional à Lausanne ? Y a-t-il des défis particuliers liés à cette double fonction et comment les gères-tu ?

Il faut souvent être au four et au moulin, mais le fait de continuer à donner des cours me permet d’être sur le terrain et de sentir l’évolution des besoins chez les participants de nos cours. Le défi lié à la double fonction est de rester à l’écoute de toutes les parties prenantes, à savoir les participants, les banques partenaires, mes collègues et ma Direction.

Que trouves-tu de particulièrement passionnant dans le fait de travailler avec de jeunes talents dans le secteur bancaire ?

Travailler avec des jeunes, en général, est très gratifiant. C’est un véritable plaisir de les voir évoluer et de passer du stade de la sortie de l’enfance à celui de l’entrée dans le monde adulte. Chaque mois, je les vois progresser, et lorsqu’ils arrivent en fin de formation, après 3 ans, je suis souvent très impressionné de voir le niveau qu’ils ont atteint, tant du point de vue des techniques bancaires que du niveau social. C’est aussi très réjouissant de suivre les parcours des anciens apprenti(e)s après tant d’années.

Je suis souvent très impressionné de voir le niveau qu’ils ont atteint tant du point de vue des techniques bancaires, qu’au niveau social.

Léonard Ecuyer

Lorsque tu travailles comme formateur, as-tu un module préféré ? Si oui, lequel et pourquoi ?

J’affectionne tout particulièrement le domaine des crédits hypothécaires, car ce sujet est très concret. Les apprenti(e)s viennent au cours avec des annonces immobilières, et nous construisons à partir de là les connaissances nécessaires à l’analyse d’une demande de crédit.

Quelles sont les particularités ou les différences de la région romandie par rapport à d'autres régions ? Comment t'assures-tu que les conditions régionales sont intégrées dans la formation des apprenti/es de commerce ?

Les cours donnés chez CYP sont les mêmes dans toute la Suisse. Dans la majorité des cas, nous n’avons pas de différences avec les autres régions. Toutefois, si les méthodes proposées par les concepteurs des modules ne fonctionnent pas bien avec les apprenti(e)s romands, nous faisons des adaptations afin de rendre l’enseignement plus adapté à la culture francophone.

Peux-tu donner un exemple de la manière dont tu associes des concepts théoriques à des exemples pratiques issus du monde bancaire ?

Nous appliquons la méthode de Problem-Based Learning, c’est-à-dire qu’au travers de cas fictifs, nous mettons les apprenti(e)s en situation, en leur demandant de résoudre les cas avec les outils mis à disposition. Les formateurs sont présents pour coacher les apprenti(e)s.

Dans la conception des cas, nous nous inspirons de situations vécues dans le monde bancaire. Comme mentionné plus haut à propos des crédits hypothécaires, dans cet exemple, nous présentons un client fictif aux apprenti(e)s, en leur demandant d’analyser la demande de crédit du client sur la base des documents qui leur sont fournis. Ils doivent se prononcer sur la décision concernant le crédit.

Quelles sont les réussites ou les belles expériences que tu as vécues dans le cadre de ton activité chez CYP et dont tu te souviens particulièrement ?

La finalité de notre contribution dans le développement des apprenti(e)s est la réussite de leur CFC. C’est toujours un grand plaisir d’avoir de leurs nouvelles positives une fois qu’ils ont reçu leurs résultats finaux.

Lorsqu’après plusieurs années, d’anciens apprenti(e)s me rappellent ce que je leur avais transmis et qu’ils s’en souviennent encore, cela m’apporte une énorme satisfaction.

Un bon formateur sait inspirer, enthousiasmer et éveiller l’envie auprès de ses participants.

Léonard Ecuyer

Que penses-tu personnellement de 
la réforme de l’apprentissage ?

Une mise à jour de la formation visant à préparer au mieux les apprentis aux défis actuels et futurs de notre économie.

Si tu pouvais changer quelque chose dans la formation des apprenti/es de commerce des banques, qu'est-ce que ce serait ?

Permettre à tous les formateurs pratiques, dans toutes les banques, de disposer du temps nécessaire pour encadrer efficacement leurs apprentis.

Comment imagines-tu la formation idéale pour les employés de banque dans 10 ans ?

Des programmes diversifiés intégrant des outils d’apprentissage numériques, ainsi que des coachings à distance et en présentiel.

Réflexions finales : 
Que voudrais-tu transmettre à tes apprenti/es ?

La passion pour l’économie et le décryptage de ses rouages.

As-tu un slogan ou une devise qui résume ta philosophie de formateur ?

Un bon formateur sait inspirer, enthousiasmer et éveiller l’envie d’apprendre auprès de ses participants.